Pourquoi ce service existe
C'est une obligation légale, pas une option. Le problème n'est pas qu'elle n'existe pas - c'est que personne ne prévient les propriétaires concernés. Vous, si.
C'est le Code forestier, pas une option municipale : en zone à risque d'incendie, la végétation haute contre un bâtiment n'est pas un choix esthétique, c'est un point d'ignition. Chaque été, des maisons brûlent parce que ce mètre de garrigue contre le mur n'a jamais été coupé.
Et pourtant, la plupart des propriétaires concernés ne le font pas - pas par mauvaise volonté, ils ne savent simplement pas qu'ils sont dans la zone. Et vous, vous n'avez aucun moyen simple de savoir qui, dans votre secteur, est concerné, ni ce que le chantier vaut.
Résultat : vous prospectez à l'aveugle - du porte-à-porte, des flyers, en espérant tomber sur quelqu'un qui, justement, est obligé de faire les travaux.
D'où vient le nom
Ce n'est pas une image. Autour de chaque bâtiment en zone à risque, la loi trace un rayon de 50 mètres : tout ce qui dépasse 1,50 m de haut à l'intérieur de ce cercle doit être coupé, chaque année. C'est ce cercle que dessine notre repère - le carré, c'est la maison ; le pointillé, c'est le rayon légal.
On ne l'a pas choisi pour faire joli : c'est littéralement l'unité de mesure du problème qu'on résout.
Ce qu'on fait, concrètement
On croise trois jeux de données publics de l'État avec le zonage officiel des obligations légales de débroussaillement. Pour chaque bâtiment concerné, on mesure la végétation qui dépasse 1,50 m dans son rayon de 50 mètres, sa surface, sa hauteur, sa distance au bâti. On en sort un ordre de priorité et une estimation de chantier, calculée avec le même barème que vous utiliseriez pour un devis.
Vous ne recevez pas un fichier de 3 000 adresses à trier. Vous recevez, chaque semaine, un petit lot classé par priorité - 15 adresses - pour la seule commune où vous êtes seul abonné. Vous frappez à des portes dont on sait déjà, avant vous, qu'il y a quelque chose à faire.
Pourquoi une seule entreprise par commune
Une commune a un nombre fini de propriétés concernées. Si on vendait le même registre à cinq entreprises, vous seriez cinq à sonner à la même porte la même semaine - le registre perdrait exactement ce qui le rend utile. Une commune, une entreprise : les adresses qu'on vous envoie n'ont été proposées à personne d'autre.
Comment on lit un relevé
01/03
Le point de départ : rien n'est encore mesuré, on voit juste le terrain.
02/03
Chaque touffe, chaque arbre, mesuré individuellement - c'est ce qui distingue un buisson bas d'une menace réelle.
03/03
Le rayon légal de 50 m superposé à la mesure : en rouge, tout ce qui dépasse 1,50 m à l'intérieur de la zone.
Ce qu'on vous prépare pour sonner à la porte
Le registre vous dit qui est concerné. La fiche, elle, se tient dans la main du propriétaire pendant que vous parlez : sa surface concernée, ce qui touche directement sa maison, une estimation de chantier - et votre numéro dessus.
Elle se génère automatiquement depuis le relevé, une par adresse. Vous la laissez même si on vous éconduit : une partie des appels arrive deux semaines plus tard, la fiche encore sur la table de la cuisine.
Ce que vos chantiers vous rapportent en plus
Depuis 2025, un propriétaire qui vend doit attester sur l'honneur que le débroussaillement a été fait, et l'attestation est annexée à l'acte. Son notaire la lui réclame.
Vous déposez vos photos avant et après dans votre espace, et vous cochez ce que vous avez fait. Le dossier se fabrique tout seul : relevé daté, photos horodatées, surface traitée, techniques employées, végétation supprimée, votre nom d'entreprise. Vous le remettez à votre client.
Ces deux dernières mentions ne sont pas décoratives : ce sont celles que l'attestation du propriétaire doit porter. Sans elles, il vous rappelle.
Un chantier avec dossier se recommande chez le notaire et chez l'agence. Un chantier sans dossier s'oublie.
Et pour votre secteur ?
Chantiers déjà repérés, chiffrés, classés par priorité - à vous de voir ce qu'il reste à prendre dans le Var.
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